Saint-Charles
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Renforcer les liens avec la production

à la une, Consommation, Evénement, Filière, Organisation, Production — Par le 28 mars 2018 9 h 00 min
© Xdr

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À l’occasion de son assemblée générale, qui s’est tenue les 22 et 23 mars derniers à Bordeaux, l’Association nationale des expéditeurs et exportateurs de fruits et légumes (Aneefel) a ouvert les débats sur les grands enjeux du métier d’expéditeur.

Alimentés par Jacques Rouchaussé (président du CTIFL et de Légumes de France), Serge Le Bonniec (dirigeant de Celtileg), Louis Orenga (directeur d’Interfel) et Stéphane Gori (dirigeant de Stef’distribution), les débats ont tout d’abord porté sur le renforcement des liens entre expéditeurs et producteurs, dont l’intérêt commun est la commercialisation des fruits et légumes. Avec un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros et 12 000 emplois, permanents et saisonniers, les expéditeurs et exportateurs de fruits et légumes fédérés au sein de l’Aneefel représentent en effet 35 % de la mise en marché des fruits et légumes et 50 % des expéditions européennes et des exportations. Pour Serge Le Bonniec, « vendre est une chose, savoir ce qu’on vend en est une autre. Les expéditeurs doivent se former afin de devenir de bons techniciens, en plus d’être de bons commerciaux ». L’occasion pour Jacques Rouchaussé de rappeler que le CTIFL remplit ce rôle : « Nos axes de travail ne sont plus définis par nos ingénieurs, mais par vous, les professionnels. Le centre technique est votre outil. » La question des pesticides a ensuite largement alimenté les débats. Pour les expéditeurs, si les producteurs semblent avoir pris conscience de la nécessité de communiquer sur le zéro résidu ou le sans pesticide, les diverses démarches et actions individuelles menées ne vont pas dans le sens du collectif et mettent en avant une alimentation à risque. Un sentiment partagé par les producteurs qui déplorent l’acharnement de certaines associations et la surenchère pratiquée par quelques opérateurs.

Pour Stéphane Gori, les distorsions pratiquées par les pouvoirs publics, en interdisant d’un côté le recours à certains produits jugés dangereux et en autorisant de l’autre l’importation de fruits et légumes cultivés avec ces mêmes produits, posent un sérieux problème. Pour Louis Orenga, si les pesticides peuvent soulever des interrogations d’un point de vue environnemental, ils ne posent pas un problème de santé publique, a contrario de la non consommation des fruits et légumes qui, elle, en est un : « Seulement 6 % des enfants et 25 % des adultes respectent les recommandations minimum de consommation des fruits et légumes pour une alimentation équilibrée. Le danger est là. » D’où le parrainage par Aprifel d’un programme court sur M6 afin d’apporter un éclairage scientifique et pédagogique sur les questions de nutrition et de santé, grâce à des témoignages d’experts scientifiques et de professionnels des fruits et légumes. Une stratégie de communication dont les expéditeurs s’inspireront peut-être pour faire connaître leur métier.

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