Saint-Charles
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Des pratiques anti-gaspillage désormais intégrées

à la une, Consommation, Distribution, Filière, Organisation — Par le 14 février 2018 8 h 52 min


Une étude Ipsos commandée par Comerso, acteur dans le domaine de la logistique du don et de l’anti-gaspillage, révèle que, deux ans après l’entrée en vigueur de la loi Garot, les grandes surfaces alimentaires ont intégré les pratiques anti-gaspillage dans leur stratégie et dans la gestion du cycle de vie de leurs produits.

Pour cela, elles ont adopté une approche transversale. Elles ont mis en place des actions en amont, comme une  meilleure gestion des stocks, pour minimiser les invendus (98 % des répondants). Elles agissent aussi en aval avec la pratique du stickage (92 %), la valorisation des invendus via le don aux associations (94 %) et la valorisation des déchets (6 %). Pourtant, 55 % des magasins ne donnent pas tous les jours, signe qu’ils rencontrent encore des difficultés. Faute de temps, de moyens ou d’expertise, les acteurs de la distribution n’hésitent pas à s’appuyer sur un écosystème de partenaires spécialisés pour progresser.

La loi a donc transformé les pratiques et dynamisé les engagements durables. L’étude a révélé que 64 % des acteurs de ce marché avaient déjà mis en place des actions anti-gaspillage avant la loi Garot. Néanmoins, 34 % d’entre eux déclarent que cette loi les a incités à prendre des initiatives et à aller plus loin dans les dispositifs.

Notons que 94 % des magasins pratiquent le don aux associations : 45 % d’entre eux sont collectés chaque jour et 64 % donnent depuis plus de trois ans. La majorité des acteurs de la grande distribution (94 %) met en avant la dimension sociale du don (en externe et en interne). Une grande partie d’entre eux (79 %) s’est investie dans cette démarche pour des raisons financières (économie fiscale et coût de traitement des déchets). Date limite de fraîcheur oblige, le rayon frais est le premier concerné par ces dons (96 %), l’alimentaire ambiant vient ensuite (92 %) puis les fruits et légumes (79 %). En matière de logistique, 84 % des magasins sont collectés par les associations elles-mêmes. Dans ce cas, les magasins interagissent en moyenne avec 2,1 associations. Et 16 % des magasins sont quant à eux collectés par des sociétés externes, afin d’avoir une prestation clef en main et totalement sécurisée.

L’objectif des magasins est de diminuer au maximum les déchets, mais il reste toujours une part incompressible. Pourtant, 60 % d’entre eux déclarent avoir mis en place un tri bio-déchets. Il s’agit sans surprise des hypermarchés qui se doivent d’être en adéquation avec le cadre légal en vigueur. Mais 10 % des magasins seulement pratiquent la valorisation des bio-déchets par des filières spécifiques. Des progrès doivent donc encore être réalisés. Là encore, le développement d’un écosystème de partenaires au service de cette approche durable (logisticiens, spécialistes de la collecte et de la méthanisation, agriculteurs…) permettra aux magasins d’aller plus loin.

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