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Comment mieux répondre aux attentes des consommateurs

à la une, Consommation, Politique — Par le 22 décembre 2017 9 h 06 min


À la fin des États généraux de l’alimentation, répondre aux attentes des consommateurs, notamment sur l’accès à une alimentation favorable à la santé, représentait un enjeu crucial pour le secteur coopératif.

L’organisation Coop de France, qui a contribué activement aux débats des États généraux de l’alimentation, a tout d’abord proposé un renforcement de l’éducation à l’alimentation et à l’équilibre nutritionnel par des campagnes claires et compréhensibles ainsi que des formations approfondies dans les écoles. Pour redonner confiance et encourager l’équilibre alimentaire qui repose sur la diversité et la modération, les messages devraient être adaptés aux différentes cibles et supports : on ne peut pas communiquer de la même façon auprès des enfants, des personnes âgées, des adolescents ou des personnes actives, que ce soit sur des supports pédagogiques, ludiques ou sur les réseaux sociaux. Cette éducation contribuerait à une meilleure compréhension des filières alimentaires et du prix réel des produits en adéquation avec leur qualité.

Ensuite, il faudrait une information plus transparente et intelligible : les consommateurs attendent de plus en plus de détails sur l’origine, les modes de production, de transformation des produits alimentaires ainsi que leurs qualités nutritionnelles. Cette transparence ne passe pas obligatoirement par l’étiquetage limité des produits alimentaires. Les nouvelles technologies permettent d’élargir le champ de l’information pour un choix éclairé. Un marketing clair semble aussi nécessaire : Coop de France estime que la communication ne doit pas être trompeuse quant à la composition ou aux qualités nutritionnelles des produits.

Enfin, l’organisation professionnelle souhaite une évolution de l’offre alimentaire, qualitative comme quantitative. Sur la qualité, de nombreux efforts d’amélioration nutritionnelle ont été réalisés. Afin de les encourager et de les développer, il faudrait valoriser les démarches volontaires, dans les chartes PNNS (Programme national nutrition santé) ou PNA (Programme national pour l’alimentation), sous réserve que leur efficacité soit améliorée. Concernant la quantité, pour ne pas inciter à la surconsommation, il serait souhaitable de proposer des tailles de portions raisonnables, qui s’inscrivent dans le cadre de repas équilibrés. Si aucun aliment en soi n’est défavorable à la santé, les portions et les fréquences de consommation sont à adapter en fonction des aliments. « Les coopératives agissent dans les territoires pour mieux répondre aux attentes des consommateurs. Il est temps de recréer un lien de confiance dans un contexte anxiogène. Cela passe par une évolution de nos communications et de nos pratiques », souligne Michel Prugue, président de Coop de France.

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