Imprimer cet article

Vers une rémunération équitable des agriculteurs

à la une, Filière, Organisation — Par le 13 octobre 2017 8 h 30 min

Michel Prugue, président de Coop de France ©Photo Xdr

Coop de France réaffirme les principes fondateurs de la coopération en prenant des engagements concrets pour garantir une rémunération équitable des associés coopérateurs et renforcer la transparence dans leurs relations avec la coopérative.

La question de l’amélioration du revenu des agriculteurs est au cœur des Etats généraux de l’alimentation. Construire le pouvoir économique des agriculteurs est la seule voie qui leur permettra d’acquérir de la valeur. Ce pouvoir est directement lié à la capacité de se regrouper. La coopération agricole est à ce titre la forme d’organisation la plus aboutie. Michel Prugue, président de Coop de France précise : « Maîtriser son destin et rester indépendant : voilà l’enjeu. Dans une coopérative, gagner du pouvoir économique est une conquête collective et la gouvernance par les agriculteurs en est garante ! » Les coopératives agricoles sont le seul lieu, au sein des filières alimentaires, où la création de valeur et son partage font l’objet de vraies décisions démocratiques, selon le principe « une personne, une voix ». Les agriculteurs propriétaires des coopératives, dont 55 000 d’entre eux sont administrateurs, y débattent ainsi des orientations stratégiques et de l’affectation de la valeur créée ; ils en votent, chaque année, en assemblée générale, la répartition entre la rémunération des producteurs, les investissements et les réserves nécessaires à la pérennité des outils collectifs.

L’engagement coopératif constitue une démarche volontaire qui apporte sécurité et visibilité aux agriculteurs et associés. Ils souscrivent du capital en proportion de leur activité avec la coopérative. Ils s’engagent pour une durée déterminée à apporter tout ou partie de leur production, que la coopérative collecte et commercialise sans pouvoir refuser des quantités, ni décider du départ de l’adhérent. Ces principes coopératifs, éminemment modernes, sont soumis à des contrôles permanents : agrément par le Haut conseil de la coopération agricole et révision coopérative renforcée par la loi sur l’économie sociale et solidaire de 2014.

Parce que le modèle de gouvernance des coopératives agricoles est au service des paysans, la coopération agricole a décidé de renforcer ses engagements. Pour ce faire, elle a décidé d’améliorer le recours à la médiation de la coopération agricole par la mise en place notamment d’un numéro vert ; de systématiser la signature des bulletins d’engagement pour les nouveaux coopérateurs ; de généraliser les documents uniques récapitulatifs dans les coopératives de collecte vente ; enfin, de faciliter l’accès à l’information en généralisant progressivement la mise à disposition numérique des documents en vue des assemblées générales. Autant de garanties en termes de rémunération équitable et de transparence.

Tags: , , ,

0 Commentaire

Vous pouvez être le premier à laisser un commentaire.

Laisser un commentaire


Commandez nos guides merchandising pour seulement 15 €/u (frais de port inclus)