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Bio UE vs Bio équivalence : création d’un collectif pour la défense de la conformité

à la une, Production — Par le 13 avril 2017 10 h 08 min


À l’occasion de l’AG de Felcoop, l’UGPBAN a réuni la presse pour exprimer la position commune des membres du collectif pour la défense du principe de conformité, soit près de 40 organisations.

Jean-Michel Delannoy président de FELCOOP, Davide Vernocchi président de la fédération italienne CONFCOOPERATIVE, Cirilo Arnandis président de la fédération espagnole COOPARATIVAS AGRO-AGROALIMENTARIAS, Dominiek Keersebilk de la coopérative belge REO représentant le directeur général Paul Demyttenaere, Louis-Daniel Bertome président de la Chambre d’agriculture de la Martinique, Eric de Lucy président de l’UGPBAN ont réaffirmé leur position : « Le principe d’ “équivalence“, dont bénéficient les producteurs de Bio des pays tiers et admis par la réglementation européenne, met en danger l’avenir de toute l’agriculture communautaire ! »
Le collectif rappelle que seule la stricte conformité aux normes européennes apporte aux consommateurs la garantie de qualité et de fiabilité de l’appellation Bio et veut lutter conter la notion d’équivalence qui permet, pour les pays tiers, des pratiques prohibées en agriculture européenne. Il soutien qu’à terme, l’équivalence conduira à la disparition du Bio européen au profit de l’importation de produits Bio aux normes de production bien moins strictes.
« Cette inégalité de traitement induite par le principe d’équivalence représente un danger pour les agriculteurs européens qui ont déjà le plus grand mal à valoriser leurs standards de production, pourtant aujourd’hui les plus élevés du monde. C’est une grave distorsion de concurrence ».
Le collectif réclame un changement de la réglementation qui doit dorénavant établir comme seule règle possible la conformité c’est-à-dire pour tous les agriculteurs les mêmes obligations que celles imposées aux agriculteurs de l’Union Européenne.
La Csif a réagit à cette prise de position en rappelant que « les fruits et légumes en provenance des pays tiers commercialisés dans l’UE sont conformes aux règles communautaires, exactement comme ceux produits dans l’Union Européenne, en particulier en matière de sécurité alimentaire » et que les fruits et légumes frais importés de pays tiers, complémentaires de la production européenne, représentent 20% de la consommation en France. Elle comprend néanmoins le souci des producteurs français et européens d’éviter d’éventuelles distorsions de concurrence, mais regrette « la forme prise par ce débat, qui jette le discrédit sur une partie des produits importés, et risque d’entamer, encore une fois, la confiance du consommateur pour l’ensemble des fruits et légumes frais ». La CSIF se déclare ouverte à un débat approfondi sur ces sujets avec les familles professionnelles concernées.

Nous reviendrons sur ce sujet régulièrement.

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