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Aneefel : comment répondre aux attentes des clients et de la société ?

à la une, Organisation — Par le 6 avril 2017 8 h 00 min

« Nous devons porter une attention approfondie aux évolutions sociétales liées aux enjeux environnementaux et à la qualité des produits, dont le mouvement s’accélère », analyse Régis Lhoutellier, directeur de Jardins de Créances et vice-président de l’Aneefel. © Capture écran – vidéo Interfel

Tel était bien le thème central de la réflexion à laquelle se sont attelés les expéditeurs de fruits et légumes lors de leur congrès sur l’Ile de Beauté, le 31 mars. Mais la réponse ne saurait venir d’eux seuls, elle est à co-construire, notamment avec la production.

« Nous devons porter une attention approfondie aux évolutions sociétales liées aux enjeux environnementaux et à la qualité des produits, dont le mouvement s’accélère », analyse Régis Lhoutellier, directeur de Jardins de Créances et vice-président de l’Aneefel. « Il nous faut réfléchir à notre positionnement en tant que metteurs en marché, position charnière au sein de la filière, sachant que nous sommes aussi souvent un peu producteurs, un peu importateurs. » L’expéditeur doit aussi répondre aux attentes du client distributeur qui a faim de promesses techniques, notamment pour garantir ses marques de distributeur. « Nous devons intégrer toutes ces demandes dans notre métier, examiner ce qui se fait en matière de certifications », poursuit Régis Lhoutellier. Et si les choses sont relativement simples en station avec les procédures IFS, Globagap station, c’est beaucoup plus compliqué en production où se situent les enjeux majeurs : comment construire un pack de promesses assez relevées mais tenables en s’approchant le plus possible du bio ? La visibilité des Vergers écoresponsables interpelle, mais certains opérateurs s’en sentent exclus. Il y a aussi la démarche Fel’partenariat qui réunit déjà trois fédérations professionnelles, expéditeurs, grossistes et importateurs, autour d’un panel d’engagements. « Il faudrait approfondir cela de concert avec l’amont pour concevoir un label intelligent partagé avec d’autres familles de la filière : on peut avoir une réflexion interne à l’Aneefel, mais on ne construira pas seuls ». Et là était bien l’enjeu du débat de ce congrès tenu en présence de nombreux responsables des différentes familles professionnelles : les interpeler en assemblée plénière pour convenir ensuite d’une réunion de travail pour entrer dans le vif du sujet. « Nous devons construire sur un socle large, avec au moins une partie de la production », insiste Régis Lhoutellier. Objectif : établir les itinéraires culturaux les plus intelligents possibles, certifiables et indentifiables par un signe reconnu. « Nous ne pouvons plus rester dans le non-dit par rapport aux produits phytosanitaires, il faut expliquer au consommateur que l’on peut faire mieux pour l’environnement et sur les résidus mais qu’il devra parfois savoir accepter un aspect un peu moins attractif pour nos produits. Il faut envisager un autre modèle de production, mettre le pied dans la porte, en relation naturellement avec nos clients ».

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