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La banane mieux que bio contestée !

à la une, Communication — Par le 2 mars 2017 17 h 30 min


Hier, 1er mars, la justice a tranché en faveur de l’agence bio et des professionnels de l’agriculture biologique et demandé à l’UGPBAN d’arrêter dès ce jeudi 2 mars la campagne lancée à l’occasion du salon de l’agriculture : “la banane française mieux que bio”.

Avec le slogan choisi pour l’édition 2017 du salon de l’agriculture, l’UGPBAN a mis un coup de pied dans la fourmilière. Car ce n’est pas le Bio européen qui est contesté par les producteurs antillais mais bien les tolérances accordées aux produits d’importation. Ces affirmations se basent sur un rapport de l’Odéadom qui compare notamment les produits autorisés en bio en fonction des origines. Ils seraient 5 aux Antilles contre 25 en république Dominicaine. Ainsi, le jugement apporté en référé aura certainement des suites techniques, avec des examens en profondeur des différents cahiers des charges.
Cela dit, on comprend aisément que du côté de l’Agence Bio la campagne ait fait des remous… C’est la porte ouverte à de nombreux questionnements sur les pratiques autorisées en bio et à l’heure où les cahiers des charges européens pourraient s’assouplir sous les pressions des pays du Nord de l’Europe, cela pourrait faire désordre dans un marché à 20% de croissance.

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Dans son communiqué, L’Agence BIO conteste les dires de l’UGPBAN et “affirme qu’il n’existe pas de bananes bio sur le marché français ne respectant pas les normes communautaires. L’Agence Bio insiste en particulier sur le fait que les consommateurs peuvent avoir toute confiance dans tous les produits portant le label Bio, quelle que soit leur provenance.
L’Agence BIO rappelle ainsi que le règlement européen relatif à l’agriculture biologique encadre strictement les importations des pays tiers de tous les produits, y compris les bananes. Pour pouvoir être vendues sous label Bio dans l’Union européenne, les bananes, comme tous les autres produits cultivés en bio dans les pays tiers doivent :
1) respecter des règles de production équivalentes à celles prévues par la règlementation européenne sur l’agriculture biologique ;
2) être soumises à des mesures de contrôle d’une efficacité équivalente à celles appliquées dans l’Union Européenne sur les produits bio.
Pour pouvoir exporter leurs produits bio vers l’Union européenne, les pays tiers ou leurs organismes de contrôle font une demande de reconnaissance afin d’obtenir une équivalence avec le règlement bio européen.
Ainsi, l’équivalence accordée par la Commission européenne garantit que les produits importés vendus comme BIO dans l’Union européenne ont été produits conformément aux dispositions prévues par la réglementation européenne.”

Nous reviendrons sur ces informations dès que possible.

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