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2016 : un bon millésime pour les SOQ !

à la une, Organisation — Par le 30 janvier 2017 9 h 12 min

Jean-Luc Dairien, directeur de l’INAO © Photo Xdr

La dynamique a encore été très forte en 2016 autour des signes officiels de qualité (SIQO), mais elle est toujours bien faible en fruits et légumes…

Dans un contexte 2016 de crise de l’élevage et de la filière lait, le directeur de l’INAO, Jean-Luc Dairien, constate que les productions sous SIQO résistent mieux ou souffrent moins des conséquences les plus dures de ces crises. La conjoncture climatique difficile au printemps a perturbé la viticulture dans certaines régions. Les restructurations industrielles ont brouillé les cartes et modifié les règles du jeu dans les filières d’élevage. Sur le plan du commerce international, il est difficile d’anticiper et faire face dans les relations commerciales avec certains pays importateurs (Russie, USA, Canada). « Des interférences nationales fortes qui justifient notre suivi des débats internationaux, mais aussi notre implication dans les travaux internationaux de pilotage, national ou européen ». L’INAO s’investit de plus en plus dans la protection des terroirs et intervient dans la mise en place d’équipements industriels ou logistiques, les projets d’urbanisation, dans la définition des PLU, dans tout ce qui intéresse la protection du foncier agricole concerné par les appellations géographiques, mais aussi les prairies indispensables à l’élevage de viande, aux productions végétales, et cela fait beaucoup d’hectares, de départements et de structures. Et il lui faut être présent dans ces débats avec une expertise fiable. « 2016 a été une année d’effort majeur pour être présent sur ces créneaux et nous a confrontés à des dossier lourds et compliqués dans certaines situations ». En fort développement, l’agriculture biologique est un élément de satisfaction. Les discussions européennes sur la mise à jour de la réglementation progressent, l’issue est envisagée pour la fin du 1er semestre 2017, sous présidence maltaise. Jean-Luc Dairien soulève des éléments périphériques dans le débat sur la maîtrise des intrants pour les produits sous SOQ, sur l’usage des pesticides, sur les cépages résistants, le souhait étant de pouvoir disposer de matériel végétal plus résilient.
En matière d’organisation et de fonctionnement, l’INAO prend acte de la nouvelle organisation régionale qui constitue une occasion de rediscuter de son rôle et de ses priorités dans sa présence territoriale. L’INAO est conscient de la volonté des régions de développer une bannière régionale qui peut susciter des confusions entre SOQ et un signe de provenance régionale. Avec le souci de bien défendre la différence et les spécificités des SOQ et d’éviter les confusions auprès des consommateurs. S’agissant de son cœur de métier qui est l’instruction, le suivi et l’évolution des cahiers des charges des SOQ, l’activité de l’INAO a été intense cette année. Une forte attention a été portée à l’agroécologie : « les SOQ se doivent d’être exemplaires et pionniers dans ce domaine » avait demandé le Ministre de l’Agriculture. Difficile de mettre d’accord toute une filière sur une quarantaine de critères à imposer à une ODG qui présentera son cahier des charges : avancer dans le même sens, ça va, au même rythme, c’est plus difficile. « On y arrive en fromages, elles seront formellement adoptées début 2017 », se félicite Jean-Luc Dairien. Enfin, les orientations budgétaires sont toujours l’occasion d’un débat sur le rôle de l’établissement, son fonctionnement : le budget 2107 a été voté à l’unanimité, sans abstention ce qui vaut caution sur son action.

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