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31ème Sival : consolidation et innovation

à la une, Evénement — Par le 26 janvier 2017 9 h 08 min


Fort d’une participation en légère hausse avec près de 23 000 visiteurs, le salon angevin amplifie encore sa place unique de grand salon hexagonal de l’amont de la filière du végétal spécialisé.

Les Sival se suivent et se ressemblent, et c’est un compliment ! Pour moi, cette édition a commencé dans le bar du TGV entre Paris et Angers avec la rencontre d’un groupe de jeunes maraîchers alsaciens qui allaient ensemble sur le salon à la fois pour s’informer et partager une expérience de groupe : symptomatique du rôle que ce salon peut jouer auprès des professionnels. Nul doute qu’ils auront trouvé matière à découvrir et échanger entre un salon riche de 620 exposants et un panel de forums et conférences unique en France sur le sujet du végétal spécialisé. Côté ambiance professionnelle, celle-ci était fondamentalement positive après un millésime 2016 plutôt satisfaisant pour la production et un hiver hivernal, donc valorisant pour les cultures protégées ou les régions de production au climat adapté aux productions d’hiver. Sur fond quand même de perte de part de marché intérieur de 7 % du maraîchage français en une quinzaine d’années… Comme toujours, le Sival fait la part belle aux innovations, notamment via ses Sival d’Or, d’argent et de bronze. Naturellement, l’automatisation, la robotisation, l’agriculture urbaine, la ferme digitale, la protection biologique des cultures y occupent le devant de la scène. Au niveau protection des cultures, il est intéressant d’observer que la plupart des fournisseurs, quelle que soit leur histoire, tendent à proposer conjointement une gamme de produits de biocontrôle et de spécialités plus classiques issues de l’agrochimie, aux performance toujours améliorées. En réponse aux attentes de la société, la plupart tendent à privilégier le biocontrôle dans leurs prescriptions, le réalisme est de mise ! Concernant la robotisation, le colloque qui lui a été consacré dans le cadre du Végépolys Symposium a souligné toute la difficulté de la mettre en œuvre dans des espaces champêtres ouverts avec de surcroît la complexité et l’hétérogénéité du végétal. Effectuer des observations sans toucher le végétal est réalisable, y intervenir, par exemple pour récolter des fruits est encore une gageure et l’automatisation de cette fonction ne semble pas pour demain. Les spécialistes du sujet, israéliens ou français, convergent sur ce constat et de fait l’offre de robots utilisables en maraîchage par exemple reste relativement limitée autour de matériel comme celui de Naïo Technologies dédié au désherbage. À cet égard, il est intéressant d’observer que les Forums du jeudi ouvraient la voie à l’agroforesterie ou encore à la permaculture, des termes qui font tout doucement leur chemin dans l’univers de la production des fruits et légumes et que nous ne manquerons pas d’approfondir lors du prochain Forum végétable. À l’opposé, les options, tout aussi en rupture, de l’agriculture urbaine, donnent à la créativité des ingénieurs une matière pour élaborer des solutions aussi simples qu’efficaces, comme celle de Green’Up, que nous présenterons de manière approfondie dans notre édition de mars. Enfin, le président du Sival, Bruno Dupont, a un problème, mais c’est un bon problème : comment répondre aux nouvelles demandes de stands alors que l’espace disponible est totalement occupé ? Après le succès du nouveau hall Ardesia, la ville d’Angers propriétaire des lieux est invitée à moderniser et agrandir son Parc des expositions. Sachant aussi que Bruno Dupont entend amplifier encore l’internationalisation du salon, notamment en approfondissant son offre événementielle sur ses points forts, les fruits et légumes. La 32ème édition du Sival en janvier prochain ne manquera pas de nous réserver encore son lot de nouveautés…

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