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Cerise : l’incohérence absolue

à la une, Production — Par le 2 février 2016 9 h 31 min

© Photo Xdr

La question du diméthoate est revenue à de nombreuses reprises dans les débats du 70ème congrès de la FNPF.

Une certaine schizophrénie ressort de la situation actuelle entre des autorités sanitaires qui veulent interdire de diméthoate en raison de sa potentielle dangerosité. Bien sur que le diméthoate est un produit dangereux qui être utilisé à certaines conditions, garantissant l’innocuité du produit consommé au final. Mais ce n’est pas parce que les producteurs français arrêteront de l’utiliser (la dernière dérogation était une application à demi-dose 14 jours avant récolte) que les consommateurs consommeront des cerises non traitées puisque le produit est autorisé dans toute l’Europe et à fortiori hors Europe (en Turquie par exemple) où il est appliqué avec des normes différentes.
Alors quel est le but de la manœuvre ? Préfère t-on pour les consommateurs une cerise française de proximité, produite dans des conditions maîtrisées et contrôlées ou une cerise importée, qui bien sur respectera les LMR, mais qui en amont aura été davantage traitée ? À l’heure où quelques arboriculteurs investissent lourdement dans des vergers palissés, couverts, sur des variétés gustatives, se donnant ainsi les moyens d’offrir des produits de qualité au marché, ils ont besoin d’avoir à leur disposition de moyens de se protéger contre la drosophile. Et si la recherche se consacre au sujet dans de nombreux pays, aucune des méthodes alternatives n’a encore fait ses preuves. La situation est critique et la campagne 2016 pourrit être dramatique si les conditions sont favorables au développement de la mouche (chaleur et humidité), la Drosophila Suzukii pouvant en effet se multiplier à hauteur de 18 générations par an !

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