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Agriculture biologique, quels financements ?

à la une, Organisation — Par le 16 mars 2015 9 h 00 min


Dans un communiqué, la FNAB fait part de sa déception suite aux annonces de coupes budgétaires. Outre les problématiques nationales, les financements régionaux sont également source de fortes inquiétudes dans de nombreuses structures, suite au passage des aides à la bio sur le second pilier.

Une alerte avait déjà été lancée à l’occasion du salon Tech’n’Bio en octobre dernier par les structures provençales. Bio ou pas, 2015 s’annonce complexe pour de nombreux financements.
« Alors que l’on travaillait depuis 2 ans avec le gouvernement pour doubler les surfaces en bio, l’annonce par arrêté en date du 7 mars 2015 d’une coupe franche de 25 % sur les aides au maintien pour la récolte 2014 fait l’effet d’une douche froide. Et ce d’autant plus qu’elles seront versées avec 3 mois de retard. Ce signal politique est incohérent pour une agriculture qui concilie production alimentaire de qualité et respect de l’environnement et qui est au cœur de l’agro-écologie pourtant si chère à notre ministre. Les acteurs de la filière, producteurs, coopérateurs et opérateurs, réagissent et appellent le gouvernement à trouver une solution. Les acteurs de la filière avaient cependant alerté le ministère à plusieurs reprises (en 2010 puis en 2012) sur les risques d’insuffisance budgétaire en fin de période. Malgré nos alertes et simulations, le ministère avait maintenu son chiffrage insuffisant, résultat : 117 millions d’euros de demandes en 2014 contre 103 millions de budget et une diminution inédite des aides de 25% !
Dans ce contexte, comment ne pas s’inquiéter du passage des aides à la bio sur le second pilier ? Les dispositifs seront alors financés à 75 % par l’Europe et 25 % par l’Etat. Or de nombreuses régions, autorités de gestion, n’ont pas attribué les moyens suffisants pour les aides au maintien, voire les aides à la conversion, réussissant à mettre des centaines de producteurs bio dans la rue, inquiets pour l’économie de leurs exploitations et l’absence de reconnaissance des services agro-environnementaux rendus par leur système de production. Si le 2ème pilier de la PAC permet des ajustements entre des lignes, à l’inverse du 1er pilier, les producteurs bio seront encore dépendants d’arbitrages budgétaires, avec la seule garantie de l’incertitude ! »

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