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Le CPA veut élargir les filières de recyclage des plastiques agricoles

à la une, Production — Par le 24 novembre 2014 8 h 39 min


Apporter aux agriculteurs une solution pour la gestion des plastiques usagés est l’objectif des filières de recyclages développées autour d’Adivalor. Le CPA a déjà mis en place différentes filières (film, ficelles, filets balles rondes, filets paragrêles), et entend étendre progressivement ces dispositifs à tous les plastiques agricoles qui sont à ce jour sans filière.

Les filières de récupération et de valorisation des plastiques agricoles ont été initiées il y a 12 ans à l’initiative des fabricants de produits phytosanitaires pour le recyclage des bidons usagés. La structure Adivalor a alors été mise en place pour gérer la récupération et la valorisation des plastiques usagés. Le CPA (Comité français des Plastiques Agricoles) a rejoint le dispositif Adivalor en 2009. Le système fonctionne grâce à l’application d’une écocontribution dans le prix de vente du produit neuf. Le CPA collecte cette contribution via l’APE (Agriculture Plastique & Environnement), sa commission environnement et finance ainsi les opérations de récupération réalisée par Adivalor.
Le CPA a démarré avec les films agricoles qui représentent l’essentiel des volumes mis en marché (55 000 t), et la construction de la filière de récupération et de recyclage s’est poursuivie avec les ficelles et filets balles rondes (25 000 t), puis récemment avec les filets paragrêle, en collaboration avec la FNPF et l’ANPP (cf végétable n°316 page 12). Les films non tissés et les tuyaux d’irrigation font actuellement l’objet d’une étude par Adivalor en vue de leur intégration à cette filière.
« Depuis sa création de l’APE, 200 000 t de plastiques agricoles usagés ont été collectés par Adivalor souligne Bernard Le Moine, délégué général de l’APE, En 2014,  plus de 65 % des volumes mis en marché auront été collectés et recyclés». Dans le domaine du maraîchage, le taux s’élève à 95 %, preuve du service rendu aux agriculteurs par la filière. Toutefois, avec un taux de souillure qui peut être supérieur à 70 %, ces films sont les plus couteux à la collecte et au recyclage : pour 300 kg/ha de film neuf utilisé, ce sont entre 1 tonne et 1,2 t qui sont récoltées.  Or l’éco-contribution ne couvre pas les coûts de récupération et de recyclage de ces films maraîchage. Pour assurer un équilibre à la filière, un plan d’action a été mis en place: outre l’augmentation progressive de l’éco-contribution, le projet RAFU, coordonné par Adivalor et pour lequel le CPA est partenaire, vise à apporter les solutions techniques pour diminuer le taux de souillure de ces films à la dépose ou à proximité du lieu de dépose. Sur une durée de 4 ans, les premiers résultats encourageants sont observés en carotte et melon : résultats en 2015. Par ailleurs, le CPA a sollicité le soutien de l’Adème pour atteindre au plus tôt cet équilibre. Forts de son succès, l’APE souhaite vivement fédérer de nouvelles filières comme celles des plastiques utilisés en horticulture, des gaines souples d’irrigation, des films non tissés, etc. À cet effet, et pour inciter les différents metteurs en marché à s’engager, le CPA a mis en place un plan de communication sur la filière 100 % APE dans la presse professionnelle.
Enfin, à l’occasion du Sival, une conférence de presse est organisée avec la FNPF, l’ANPP, l’APCA, Adivalor et le CPA autour de la filière de recyclage des filets paragrêles, le jeudi 15 janvier.

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