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Monsanto concentre sa recherche potagère à Saint Andiol (13)

à la une, Production, Recherche & développement — Par le 4 novembre 2014 9 h 05 min

Juan Francisco Jimenez dirige le site de St Andiol depuis 2010 © Photo Xdr

Près de 140 personnes se sont réunies fin octobre sur le site de recherche dédié aux semences potagères de Monsanto à Saint Andiol. L’occasion pour Monsanto de faire visiter les nouvelles installations et de se positionner fortement sur le secteur semence.

L’inauguration de la plate forme de recherche de Saint Andiol a permis à Monsanto d’affirmer son recentrage depuis 2000 sur l’agriculture comme unique activité divisée entre semences grandes cultures, semences potagères et protection des cultures. Avec un CA 2014 de 15,8 Mrds€ (+6,8% vs 2013) dont 10,7 Mrds$ en semences (0,9 Mrd en potagères). 10 % du CA global est investi en recherche et développement, uniquement sur la partie semences. Première entreprise de semence dans le monde, Monsanto se positionne comme une société de science et de recherche et tient à reprendre position sur le terrain de la communication.
L’activité de recherche en semences potagère en France est depuis octobre 2014 concentrée sur le site de Saint Andiol, avec toutefois une petite unité à Nérac (47) en appui sur les essais melon. Nîmes conserve l’activité commerciale et logistique ainsi que la production de semences potagère, avec le site d’Autry le Chatel (45).
Dirigé par Juan Francisco Jimenez depuis 2010, le site de Saint Andiol a bénéficié de 4 millions d’euros d’investissements en 4 ans et a vu son activité augmenter de 50 %. Outre la tomate et le melon (charentais pour production en France, Maroc et Sénégal), de nouvelles cultures sont venues en expérimentations : concombre, poivron, carotte, salades (plein champ et abri marché français)… En tomate le variétés tomate cerise (pour production sur zone méditerranéenne) et cœur de bœuf (pour marché français) sont particulièrement étudiées.
Ainsi 1,3 ha de tunnels et 4 500 m2 de serres verres sont venues enrichir les surfaces existantes soit un total de 20 000 m2 de serre multichapelle, 15 000 m2 de tunnels chauffés, 5 000 m2 de tunnels non chauffés, 4 000 m2 de serre verre et 32 000 m2 de plein champ. Une nouvelle chambre de culture pour tester les maladies a également été conçue.
Ainsi ce sont 38 employés dont 17 chercheurs et scientifiques qui travaillent sur le site en plus des 40 saisonniers. Pour la recherche, la phase de sélection sur la base de marqueurs moléculaires est réalisée aux USA.
D’autres plates formes complètent le travail sur les potagères ailleurs en Europe (Espagne, Pays-Bas, Italie…). Au niveau Mondial, la zone EMEA (Europe, Moyen Orient, Afrique) concentre 45 % de l’activité des potagères suivie par l’Amérique du Nord (30 %), du sud (9 %) et l’Asie et le Pacifique (16 %). Les ventes dans la zone EMEA concernent 90 pays, sur 22 cultures (18 en France), 1 500 variétés. 1 600 collections sont disponibles dans 21 pays. Deux marques concentrent la gamme : De Ruiter pour les productions sous abri et Seminis pour le plein champ.

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